L’autre soir, j’étais invité à dîner chez des amis. Ambiance détendue, bonne bouteille, discussions qui partent un peu dans tous les sens… Et au milieu de la table, un homme d’environ 38 ans me lâche une phrase qui m’a fait lever les yeux : « moi, le paiement en plusieurs fois chez Conforama, je m’en sers pour investir. » Évidemment, j’ai creusé.
« Si je peux payer cash, je peux investir cash »
Il m’explique son raisonnement très simplement :
Quand il doit dépenser 2 000 € chez Conforama pour un canapé ou une chambre complète, il considère qu’il a les moyens de payer comptant. L’argent est disponible. Donc au lieu de sortir les 2 000 € d’un coup, il les place immédiatement sur son PEA… et il choisit le paiement en plusieurs fois en magasin.
Son idée tient en une phrase : « si je peux payer cash, je peux investir cash. »
Pour lui, le crédit devient un outil temporaire. Il regarde combien lui coûte le paiement fractionné. Si ça représente quelques dizaines d’euros, il compare ça au rendement potentiel de ses placements. Et avec un grand sourire, il me dit que jusqu’ici, les gains ont largement dépassé le coût du crédit.
Il ne fait pas ça tous les mois. Seulement sur des montants importants. Parce que oui, il faut ensuite assumer les mensualités.
Une vraie vision long terme
Ce qui m’a marqué, ce n’est pas le côté “astuce”, c’est sa vision.
Il n’investit pas pour gagner un petit billet sur trois mois. Il investit sur le long terme. Même une fois que ses mensualités sont terminées, l’argent placé sur son PEA continue de travailler. Les intérêts, les dividendes, la valorisation… tout ça continue pendant des années.
Il m’a dit un truc très simple : « le crédit s’arrête. Les intérêts, eux, continuent. »
Sur les grosses sommes investies, il m’a détaillé sa méthode. Il place 70 % sur des ETF. Parmi eux, un etf éligible au PEA, et deux autres orientés marchés émergents et petites capitalisations. Les 30 % restants sont répartis autrement : 15 % pour faire un peu de stock picking (choisir lui-même certaines actions) et 15 % qu’il garde en trésorerie. Cette réserve lui sert à renforcer ses positions quand le marché baisse ou qu’une opportunité se présente.
Rien de magique. Juste une stratégie claire et assumée.
Ce n’est pas une recette miracle
Évidemment, tout n’est pas rose.
Les marchés peuvent baisser. Le rendement n’est jamais garanti. Si la bourse chute au mauvais moment, la stratégie peut devenir moins intéressante. Il le sait. Il l’accepte. Et surtout, il adapte la durée de ses paiements en plusieurs fois en fonction de sa situation financière du moment.
Il surveille son budget. Il fait attention à son taux d’endettement. Il ne joue pas avec son loyer ou ses charges.
Ce que je retiens surtout, c’est que pour lui, c’est une manière de se forcer à investir des montants plus importants, d’un coup. Un cap psychologique. Au lieu de laisser dormir 2 000 € sur un compte, il les met au travail.
Si vous voulez voir ce que pourrait donner ce type de stratégie avec vos propres chiffres, vous pouvez tester différents scénarios sur notre simulateur de placement financier. En comparant le coût d’un crédit et un rendement estimé, vous aurez une vision beaucoup plus concrète.
Cette discussion m’a rappelé une chose : il existe autant de stratégies d’épargne que de profils. Certaines sont classiques. D’autres surprenantes.
Autant vous dire que la discussion ne s’est pas arrêtée là évidemment (on a bien dévié sur le sujet), mais j’avais envie de profiter de cette très instructive discussion de comptoir pour vous expliquer qu’il existe des milliers de façons différentes d’investir. Toutes ne sont pas bonnes, mais elles doivent toujours être en accord avec vous.
Et vous, vous iriez jusque-là pour faire travailler votre argent ? Racontez-moi votre point de vue ou votre expérience en commentaire.
